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L'inspecteur Harry's (cherche pas pourquoi, j'ai rien d'autre)

Ben a pris de la brioche.
Et puis il en a repris une deuxième fois.
Pendant la semaine, le déjeuner il le préfère petit, le format standard est souvent sacrifié sur l’autel restaurant d’entreprise. Pour faire glisser il avale deux sucres dans une larme de café. Il va bientôt sortir de son sommeil, ce n’est qu’une question d’heure.

Ben est en semi-liberté. Entre 10h et 18h il doit se rendre chez Roteurs. Malgré tout, les conditions de détention sont correctes, il partage la cellule de son open space avec quelques autres prestataires multi récidivistes. Il ne sait pas exactement de quoi ils sont coupables car ils n’aiment pas trop parler de ce qu’ils ont fait pour en arriver là. Alors Ben se base sur son expérience courte mais néanmoins douloureuse du milieu carcéral de l'entreprise. Encore un peu naïf, il a de fortes présomptions d’innocent.
Le Stéphane, à sa droite, est expert calcul en marchés obligataires. Il est rivé sur son écran. Sa tête oscille de bas en haut en suivant la courbe des entreprises du CAC 40. La bourse ou la vie, lui il a choisi.
Le Jérôme au centre n’est pas plus frais et doit faire du développement web pas vraiment durable. A sa gauche, dans le quartier des femmes, une Béatrice s'agite par intermittence pourtant elle n’a pas l’air d’avoir fait grand-chose, c'est la chef de projet.
Las de piquer du nez, ils posent les mains sur leur clavier mais ne savent pas en jouer. Leur corps mourant, jonchent des fauteuils inclinés devant tant de mollesses. Seule la présence des autres leur permet de simuler une étincelle de survie. Ben est en grande difficulté sa tête est plus lourde qu'un calembour du président aussi il tente de tenir le cou : dormir c’est mourir de honte, alors son regard flapi fait de la résistance. Et puis vient l’heure de la promenade. Ils sortent de leur bureau pour briser ce qui leur reste d’ennui. La plupart vont jouer 30 centimes à la machine à café tandis que les plus sportifs se précipitent dehors pour consumer sur place 1 ou 2 cigarettes en moins de temps qu’il n’en faut pour dire "le tabac tue lentement, alors pourquoi ne pas en profiter pleinement".
Il est bientôt 18h, Ben se rasseoit devant son écran de fumiste et ce rend compte qu'il n’a pas vraiment avancé sur son travail, forcément. Pour combler l'espace temps, il s’en gratte une et remarque que ça ne fait pas bouger l’autre… Demain il aura encore de la brioche à prendre alors autant en profiter, tant qu’il y en a.
14.5.07 16:45


Kant in Translation (titre non contractuel, susceptible d'être modifié sans préavis)

Ben descend au restaurant d’entreprise comme on va à la mine, déconfit. Il fait la queue mollement. Son plateau en guise de bouclier, il tente d’avancer en délimitant un peu d’espace entre lui et la victime qui le précède au self-sévice. Il a peur qu’on lui écrase les pieds, les reculades sont fréquentes devant le stand poisson. Il jette un œil à ses Méphisto bleues pointues et se dessine un rictus comme il les aime en pensant à la marque diabolique qui recouvre ses orteils. Des pompes à mettre des coups de pieds au cul. Il se traite de débile profond, sans y croire. Ses chaussures préférées lui font mal au pied. Droite, gauche peu importe, en dyslexique averti, il choisi de se recentrer sur sa douleur. A son cor défendant, il verse une larme à gauche.

Pour oublier le mal, enchainement magique : Œuf mayo, brochette de lieu et… blettes sauce béchamel… zut loupé. Détruit en plein vol par une décharge de blettes immondes de série B. Et pas moyen de revenir en arrière, les frites Mac Haine sont loin derrière lui. Résigné, il est aspiré par le buffet des desserts et se prend une tarte. A la caisse, on lui réclame sa carte. Il ne l'a pas sur lui. Il paie le prix fort. Il va manger grave...

4.5.07 17:44


Burne funéraire

Merde, merde, MERDE !!! Je ne trouve pas d’excuse et je suis vulgaire en plus (...).

Je m’en tape : bite, couilles, nichons !
(Remarque même ça j’ai plus envie de le dire depuis que Farrugia est tellement malade qu’il soutien l’autre malade... Une forme de solidarité dans la souffrance sans doute.)
 

Voilà !
Je l’ai mon idée qu’elle est bonne.
Devenir citoyen suisse vivant en France !

Non, c’est sûrement le moyen le plus foireux pour me donner une excuse valable de ne pas pouvoir voter à ces élections.

Oui mais m’entendre dire que je ne peux pas me plaindre/la ramener/donner mon avis éclairci (si, si, éclairci un peu comme mon crâne au fil des années) me les brise un peu.

Tu me diras que j’avais qu’à me bouger un peu le derche (Fisch) et me caler sur les horaires d’ouverture de la mairie plutôt que de roupiller le samedi matin ces 15 dernières années.

Ceci étant on peut parler d’autre chose y a tellement à dire en ce moment...

Sauf que l’idée d’avoir un « président  de tous les français de bonne volonté qui font comme on leur dit et pas autrement parce que sinon vaut mieux courir vite… et loin » ne m’enchante pas particulièrement.

Mais chut, ta gueule qu’on me dit.

Donc, chut ma gueule…

De toute façon, parler d’autre chose c’est un tour de farce, à croire qu’il ne se passent rien d’autre que ces elections, ni ici, ni ailleurs.
 

(Putain trouve une idée, quoi ...)

Sinon à défaut de le faire ici, je peux toujours remplir une urne et l’envoyer aux Etats-Unis pour m’envoyer en l’air avec 499 autres secoués du bocal.
Oh et puis non, je suis cuit mais par encore à ce point. Et brûler des hectolitres de kérosènes uniquement pour monter des cendres de morts naturels sous les yeux émerveillés d’une poignée d’états-uniens lassés de compter les morts artificiels en Irak n’arrangera pas ce climat delete terre.

Non décidément, je vais aller la chercher ma carte d’électeur pour après la pluie.

30.5.07 12:57





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